LETTRES PERSANES
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Nouveauté Lettres Persanes

Shafi’î Kadkani, Mohammad Reza

NEISHABOUR - poèmes 1964-2014

dimanche 1er mai 2016, par Collectif LP


Nouveauté Lettres Persanes

Mohammad Reza Shafi’î Kadkani

Neishabour

Poèmes 1964-2014

traduits du persan par Jalal Alavinia

Voici une voix venue des profondeurs de l’âme de l’Iran, une voix enracinée dans la culture et surtout dans la poésie millénaire de son pays. Grâce à ses vastes connaissances, à son érudition extraordinaire, à sa pratique de la recherche littéraire et à sa parfaite maîtrise de la langue, il nous accompagne dans un voyage poétique sur les terres de l’aire culturelle iranienne.

C’est certainement l’amour de la poésie et la passion de la recherche littéraire qui l’ont conduit dans sa jeunesse à se tourner vers des études universitaires, à dépasser les cadres de son éducation religieuse, à se consacrer à la poésie et à la recherche. Sa connaissance de la langue arabe et de l’histoire des religions et des textes sacrés ainsi que ses savoirs religieux non seulement l’ont aidé dans ses recherches littéraires, mais lui ont aussi fourni les arguments nécessaires pour défendre ses positions en faveur de la liberté et d’une vision humaniste et éclairée du monde.

En réalité, Shafi’î Kadkani se place aux croisements des cultures, des langues et des périodes différentes de son pays. Ainsi, il franchit toutes les frontières entre le passé et le présent, la tradition et la modernité. Il se promène sur une terre aussi vaste que l’univers, hors du temps et de l’espace géographique et historique, et il va à la rencontre des personnalités qui se battent pour conquérir de nouveaux espaces de liberté et de nouveaux continents de la connaissance du sens du monde. Extrait de l’Introduction.

Le miroir de Djam

Ô moubad du temple sans flamme, fais circuler à nouveau la coupe de l’âme, miroir de Djam, pour que je regarde dans cette forteresse néfaste les compagnons de Rostam.

Ce soir ma poitrine est envahie par la vague des tempêtes. Le flot du sang court dans le lit de mes veines.

Ce soir dans ce désert sans cris, mon âme telle la pureté des miroirs est seule. Au bout de la nuit, le long du sentier, dans le foyer chaud des bergers, le feu, cet oiseau aux ailes colorées et au corps doré, bat des ailes comme une perdrix blessée.

Ce soir je lave la souillure de mon corps dans la source de la lumière de la lune. Je lave la poussière du sommeil sur le miroir de mes yeux. Ce soir comme les huppes du printemps sur le feu rouge et intense des tulipes sauvages, je veux faire une grande prière en l’honneur de Mazda, et puis chercher dans le miroir de ce calice – derrière tous les murs de ce lieu de supplice de Satan – les nouvelles de nos amis au fond de la nuit.

Dans chaque coin de cette vieille forteresse, il y a cent Bijan braves en chaînes. Le sang du jeune Siavoche bout toujours dans la coupe du vieil Afrâssiâb, un sang dont chaque goutte fait naître cent soleils.

Fais circuler à nouveau la coupe de l’âme, miroir de Djam, ô gardien du temple sans flamme ! Pour que je regarde au fond de cette forteresse néfaste les braves en chaînes, les compagnons de Rostam.

Sortie 20 mai 2016

ISBN : 9782916012162

Format : 210 x 135 mm

272 pages Prix : 20 €

Commande : lettrespersanes@orange.fr

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01 46 63 33 69

Disponible sur FNAC, Amazon, librairies en France, Belgique et Suisse.

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